




AWF porte une vision qui transforme durablement le continent en intégrant la conservation dans les modèles de développement, grâce à des stratégies fondées sur les ambitions africaines de croissance durable et sur les valeurs culturelles qui unissent les communautés à la nature.
Nous mettons l'accent sur le rôle moteur– et la responsabilité – de l'Afriquedans les choix qui visent à protéger notre patrimoine naturel. Et nous reconnaissons l'importance d'un partenariat avec une communauté internationale qui partage notre objectif : bâtir un avenir où les populations humaines et la faune sauvage puissent s'épanouir.








En partenariat avec le gouvernement du Rwanda, AWF met en œuvre un modèle innovant qui fait de la restauration des écosystèmes un levier de réduction de la pauvreté et de croissance verte. Il ne s’agit ni de préserver la nature malgré le développement, ni de développer au détriment de la nature. C’est une approche fondée sur les droits, qui valorise les communautés locales en tant qu’acteurs incontournables et gardiens de leur patrimoine naturel.
Finalisé en mars 2024, le plan directeur intégré de conservation et de développement trace une feuille de route permettant au Rwanda d’étendre l’habitat des gorilles dans le Parc national des Volcans tout en stimulant une économie régionale fondée sur la biodiversité. Cette année marque un tournant : les gorilles utilisent désormais 27 hectares de terres restaurées qu’AWF a mis à disposition du Parc national des Volcans. En parallèle, un programme d’incubation d’entreprises, lancé avec Inkomoko, accompagne les entrepreneurs locaux en leur apportant compétences et capital pour développer des activités compatibles avec la conservation. Le nouveau Centre horticole de l’Association communautaire des Volcans génère des emplois durables et confirme la solidité économique d’une agriculture à forte valeur ajoutée.
Ces initiatives ne sont pas des projets isolés : elles constituent les éléments intégrés d’une stratégie unique et cohérente.



Nous avons assuré le suivi de 41 populations d’espèces prioritaires, en analysant les données de terrain et d’autres sources afin d’identifier les menaces pesant sur chacune d’elles. Ces populations ont été retenues, car leur viabilité constitue un baromètre essentiel de la santé des écosystèmes et de la sécurité de la faune sauvage.
En parallèle du suivi des espèces clés, nous avons renforcé les capacités des services chargés de l’application de la loi pour détecter, dissuader, enquêter et poursuivre les crimes liés à la faune sauvage. Nous avons également soutenu une gestion efficace de la faune en proposant des formations pratiques et des ressources aux autorités nationales et aux écogardes communautaires, contribuant ainsi à l’élaboration de politiques nationales en matière de conservation.
En Éthiopie, nous avons apporté un soutien technique et financier à l’élaboration du premier Plan national de rétablissement et d’action pour le bouquetin d’Abyssinie, en collaboration étroite avec Ethiopian Wildlife Conservation Authority (EWCA), et avec l’ensemble des parties prenantes. En Ouganda, nous avons soutenu l’évaluation des populations de girafes menée par l’Uganda Wildlife Authority (UWA) dans le parc de Kidepo et fait progresser le programme de réintroduction du rhinocéros en formant des rangers des paysages de Kidepo et de Murchison au suivi et à la gestion des rhinocéros. Au Kenya, nous sommes membres des comités nationaux pour les rhinocéros et les éléphants et apportons notre expertise sur les stratégies de développement économique impactant les zones de déplacement de la faune sauvage et les services écosystémiques, y compris la formulation de la Wildlife Conservation and Management Act 2025.
À l’échelle régionale, nos scientifiques ont participé cette année au comité d’examen de l’évaluation du statut vert de l’UICN pour le lion du Nord (Afrique de l’Ouest et Afrique centrale).

L’équipe de Géographie de la conservation met à profit l’analyse géospatiale pour renforcer la planification, le suivi et l’apprentissage à toutes les échelles. Cette année, nous avons renforcé l’usage de traitements puissants basés sur le cloud via Google Earth Engine pour analyser les tendances de la végétation et évaluer l’impact de nos programmes, en tirant parti de plusieurs décennies d’imagerie satellitaire. Nous avons également lancé une collaboration technique exploratoire avec le Allen Institute for Artificial Intelligence, afin de tester de nouvelles approches de cartographie de l’occupation et de l’utilisation des sols.
Nos analyses SIG soutiennent désormais un partenariat stratégique avec le comté de Kajiado (Kenya), qui a sollicité AWF pour l’accompagner dans l’élaboration d’un plan directeur visant à promouvoir une croissance économique durable, ancrée dans la relation historique de la communauté Maasaï avec Amboseli National Park. Dans ce cadre, l’équipe a élaboré des analyses spatiales participatives portant sur les changements d’utilisation des terres, leurs éventuels impacts et la dynamique de fréquentation touristique dans l’ensemble du grand écosystème d’Amboseli. Nous avons également accompagné les organisations partenaires du paysage dans l’adoption et l’utilisation de logiciels SIG. Par ailleurs, notre partenariat avec les autorités de la faune sauvage et d’autres partenaires dans les paysages de Faro (Cameroun) et des montagnes du Simien (Éthiopie) permet de consolider une approche plus rigoureuse, cohérente et reproductible du suivi spatial. Enfin, au Rwanda, la modélisation de scénarios aide le gouvernement à défendre un plan de croissance verte plus durable, mettant l’accent sur la protection des zones humides et des forêts afin d’améliorer la qualité de l’eau, les débits et la résilience climatique.


Un lézard, deux singes et trois tortues : ce tableau pourrait évoquer une fable, mais il s’agit d’une opération de sauvetage bien réelle, conduite en mars 2025 dans la Réserve de faune du Dja, au Cameroun. C’est l’une des 29 interventions menées dans ce paysage au cours de l’année. Les animaux ont été secourus lors d’une opération anti‑braconnage pilotée par l’autorité camerounaise de la faune (MINFOF), en partenariat avec AWF et soutenue par l’Union européenne et l’UNESCO. Ils ont ensuite été pris en charge au zoo de Mvog-Betsi.






























Depuis la création de l’organisation AWF il y a plus de 60 ans, nous assurons une gestion responsable de vos contributions, au service de la faune et des espaces naturels d’Afrique.


L'African Wildlife Foundation, dont le siège se trouve à Nairobi, au Kenya, est une organisation enregistrée au titre de l'article 501(c)(3) aux États-Unis et un organisme caritatif agréé au Royaume-Uni et au Canada. Dans les limites prévues par la loi, votre don est déductible des impôts dans toute la mesure du possible. À des fins fiscales, notre numéro EIN est le 52-0781390.
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